Dans un contexte inflationniste des prix de l’énergie et de prise en compte des conséquences de l’utilisation de combustibles fossiles sur le réchauffement climatique, les questions concernant les économies d’énergie dans les procédés sont des enjeux majeurs. Pour le séchage des plantes, même s’il n’est pas systématique, le réchauffage de l’air, qui permet d’augmenter le pouvoir évaporant de l’air et ainsi diminuer le temps de séchage, est très énergivore, donc coûteux en terme financier mais aussi impactant sur l’environnement avec des émissions de gaz à effet de serre dans le cas d’utilisation de gaz ou de fioul.
Le CRIEPPAM travaille sur plusieurs axes pour réduire les consommations énergétiques pour le séchage.
D’une part, des leviers technologiques comme le réchauffage solaire de l’air ou le séchage à froid ou déshumidification permettent de diminuer significativement la facture énergétique, même s’ils impliquent au départ des investissements supplémentaires.
D’autre part, des économies d’énergie peuvent être réalisées en adaptant la conduite de récolte et de séchage en fonction des conditions météorologiques, des caractéristiques physiques de l’air (température et humidité relative) en entrée et en sortie du séchoir, mais aussi de l’humidité du végétal au cours de l’opération de séchage. Le suivi et l’analyse de ces données permet d’adapter la conduite de séchage et ainsi augmenter l’efficacité du séchage et par conséquent l’efficacité énergétique du procédé.